Comment vaincre la peur de Chanter avec Luc Geiger METHODE NERTI

https://www.youtube.com/watch?v=ZRe-CN6iAlc&feature=youtu.be

Peur de chanter devant les autres, peur de vous exprimer en public. Dès que c’est votre tour, c’est la panique.

 

Antoine : Bonjour les amis !

On parle de ce thème aujourd’hui avec un expert. Attention, on est avec Luc Geiger aujourd’hui. Luc, est-ce que tu peux te présenter et nous expliquer un petit peu qui tu es.

 

Luc : Yes ! Bonjour Antoine ! Effectivement, je me suis passionné pour le fonctionnement du cerveau et notamment pour comment dépasser la timidité puisque j’étais timide maladif, j’étais phobique social. J’ai donc commencé à travailler sur ce sujet à l’âge de 16 ans et j’ai vraiment persévéré, persévéré, persévéré et persévéré. J’ai testé plus d’une quinzaine de thérapies différentes.

Je faisais des stages pratiquement tous les ans, dans des situations différentes pour arriver à me libérer de cela, pour arriver à parler en public puisqu’en fait je retrouvais, par exemple, des notes de stage de quand j’avais aux alentours de 25 ans. Mon objectif de l’année, c’était d’être capable de raconter une blague devant trois personnes sans bafouiller.

Pour moi, c’était un Everest à ce moment-là parce que c’était vraiment un truc super important à réaliser que je n’ai d’ailleurs pas réalisé cette année-là, pour la petite histoire. Mais bon, j’ai mis vraiment beaucoup de temps à me sortir de ces difficultés.

En fait, j’ai vraiment beaucoup travaillé jusqu’au moment où j’ai trouvé comment vraiment changer les choses et j’ai créé ma méthode NERTI qui permet vraiment de faire une bascule. Ce n’est pas seulement gagner du confort, c’est vraiment faire une bascule et arrêter l’alarme anormale qu’on a à l’intérieur de nous, dont je vais parler peut-être un peu plus puissamment ensuite.

J’ai eu un cabinet pendant plus de 12 ans. J’étais formateur. J’étais thérapeute. Je suis coach encore. Je suis encore formateur pour de grands groupes comme Accor, comme les magasins U, comme Nestlé aussi et j’ai coaché des managers aussi de ces grosses boîtes pendant longtemps.

Maintenant avec ma méthode, j’écris une auto-thérapie en ligne. J’écris un livre, enfin plusieurs livres, dont un livre là-dessus. Qu’est-ce que je peux dire d’autre ? J’ai été interviewé pas mal dans les médias. J’ai fait plusieurs télés, radios, des journaux et des choses comme cela.

J’interviens souvent comme cela aussi sur de gros événements, sur QLRR, sur Business3g live, sur le congrès d’UDF perso, enfin voilà des choses comme cela aussi où on me demande d’intervenir sur ce sujet-là puisqu’effectivement j’ai plus de 30 ans de recherches là-dessus. Cela commence à faire pas mal.

 

Antoine : Alors, vous voyez les amis que j’ai fait vraiment appel à the expert. Je vous avais posé la question sur la chaîne YouTube et vous m’avez répondu à 98 % que vous étiez absolument intéressé par une solution en fait, pour pouvoir résoudre vos peurs.

Alors Luc, on a compris du coup que tu avais eu un parcours justement compliqué par rapport à la prise de parole. Tu as vraiment cherché, cherché et cherché. Alors, tu as mis au point cette méthode NERTI. Est-ce que tu peux nous expliquer déjà ce que veut dire NERTI et en quoi cela consiste ?

 

Luc : Ouais NERTI, c’est un acronyme (Nettoyage Émotionnel Rapide de Traumatismes Inconscients). C’est une technique qui permet d’aller vraiment changer ce qui se passe. On va expliquer un peu plus précisément comment cela se passe au niveau des peurs, mais en fait il y a plusieurs niveaux de peur dans le cerveau. Et là, c’est le niveau le plus profond, le plus puissant que va adresser NERTI et le niveau auquel aucune autre thérapie ne va s’adresser tout simplement parce qu’il n’est pas atteignable de façon normale et logique. Ce que font les thérapies classiques, on va dire.

 

Antoine : Tu dis il y a le R comme rapide parce qu’effectivement je travaille avec des artistes qui ont cette difficulté de monter sur scène, de se retrouver face à un public et qui ont recours pour certains à des médicaments (je ne veux pas donner de nom), qui ont recourt à des boissons, parfois même avec excès avec tous les dégâts qu’on sait que cela peut causer sur la santé.

 

Luc : Les substances illicites dont on ne parlera pas.

 

Antoine : Exactement ! Exactement ! On a même d’ailleurs l’impression que cela fait partie du métier, que c’est normal, alors qu’en fait non, pas du tout. Mais pour autant, j’ai des artistes qui sont accompagnés par des thérapeutes, mais alors cela fait 6 mois. Certain, cela fait 2 ans, 3 ans. Alors, ils progressent évidemment, mais ils n’en voient pas le bout parce qu’ils ont toujours cette difficulté alors qu’il me semble que ta méthode à toi, elle est rapide justement.

 

Luc : C’est cela ! En fait, c’est un switch. C’est un verrou. Ce qui se passe et ce que j’ai vraiment trouvé, c’est qu’il y a un espèce de verrou dans notre cerveau. Ce que j’appelle un verrou émotionnel. C’est-à-dire que c’est un moment où le cerveau passe du mode alarme au mode tranquillité. C’est vraiment un switch.

Quand on a trouvé ce switch et qu’on a réussi à changer cette prise de conscience du cerveau, en fait parce que c’est une prise de conscience. C’est-à-dire dire que c’est un peu comme quand on croit au père noël. Tant que tu crois au père noël, tu crois. Mais le jour où tu n’y crois plus, cela fait un switch et cela s’est passé instantanément.

Alors sur le moment, c’est moyennement sympa, mais tu ne peux pas revenir en arrière, tu ne peux pas dire : « bah, si je recommence à croire au père noël ! » Ce n’est plus possible. Dans le cerveau, c’est exactement cela. Ce verrou émotionnel en fait, il te fait switcher. Une fois que tu as switché, la peur n’est plus là.

Je prends mon exemple quand j’étais super timide. Avec toutes les techniques que j’avais faites pendant 30 années, j’avais quand même réussi à être plus confort, j’avais réussi justement à chanter, à faire du théâtre, à être comédien, à être thérapeute, des choses comme cela.

Extérieurement, j’avais l’air plutôt à l’aise dans pas mal de situations, mais intérieurement c’était toujours la bataille, c’était toujours hyper dur. À chaque fois que je me retrouve dans une situation sociale, à chaque fois je devais me remotiver, je devais me redonner de l’énergie. Puis effectivement, je picolais aussi un petit peu pas mal, ne serait-ce que pour aller parler ou pour aller aborder des filles qui me plaisaient par exemple, des choses comme cela. J’utilisais aussi ces subterfuges.

Ce que cela a vraiment changé pour moi, c’est que le jour où j’ai fait ce switch, il n’y avait plus la bataille. Alors, cela n’empêche pas le trac normal. Tous ceux qui disent qu’il y a plus de trac, cela n’existe pas. Comme disait Sarah Bernhardt : « Cela viendra avec le talent. » Ce n’est pas grave.

Mais par contre, rien qui soit aussi dure et difficile et surtout castrateur, qui était complètement bloquant, complètement paralysant à l’époque alors que maintenant quand j’ai le trac, oui j’ai le trac ; quand je vais faire une salle de 1000 personnes comme il y a quelques semaines, évidemment j’ai le trac. C’est normal et cela ne m’empêche pas d’y aller du tout. Au contraire, cela me donne la patate. Cela me donne envie de le faire.

 

Antoine : Aujourd’hui, je vois dans les artistes que j’accompagne. Il y a le trac, c’est une chose, mais la peur panique, cela va être vraiment des maux de ventre important, les jambes qui tremblent, le souffle qui se coupe, vraiment la gorge nouée, puis même cette peur panique, une transpiration où tout d’un coup, on ne sait plus pourquoi on est là et on ne sait plus ce qui se passe.

Je me posais la question parce que cela arrive pour des chanteurs avancés qui vont se présenter comme cela sur de grandes scènes et qui tout d’un coup ont un espèce de black-out. Mais cela se passe aussi pour des gens qui dans une simple réunion d’association, on fait un petit tour de table, c’est à leur tour de parler. Puis tout d’un coup, ils ont peur, ils stressent, ils vont se retrouver avec une toute petite voix. Est-ce qu’on est au même endroit au niveau de la peur ? Comment cela se passe au niveau du mécanisme du cerveau ?

 

Luc : Je vais t’expliquer cela un petit peu plus et un peu plus pour tout le monde aussi. En fait, on peut dire que dans le cerveau, il y a trois niveaux d’apprentissage de la peur. En fait, il n’y a que deux peurs réelles avec lesquels on est né. C’est la peur de mourir et la peur du bruit fort. Du bruit très fort, cela panique d’un point de vue instinctif.

Toutes les autres peurs sont des peurs apprises.

Alors, on va commencer par l’étage le plus connu et le plus facile, l’étage du mental – donc l’étage des pensées, des réflexions et de la logique. Et là, on a peur des peurs qui viennent de ce côté-là.

Par exemple, si on a vu plusieurs fois des gens qui prenaient la parole en public. Admettons que vous prenez la parole puis quelqu’un vous dit : « c’est nul ce que tu as fait ! » Vous apprenez que ce n’est pas terrible puis vous le refaites une fois quand on vous redit que c’est nul. Puis une troisième fois quand on vous dit que c’est nul.

Au bout d’un moment, vous finissez par penser que c’est nul. Et là, c’est de la réflexion, c’est de la logique. Vous vous dites qu’à chaque fois que je prends la parole, c’est nul. Les gens trouvent cela pourri. Je passe pour un con. Enfin voilà, tout un tas de choses comme cela.

Ou on a pu vous dire aussi que les gens qui parlent en public, ils sont trop fiers. Ou les gens qui chantent, ils se la pètent. Des choses qu’on vous a racontées comme cela et qui sont de l’ordre de la pensée, de la logique. Du coup, quand on nous a rabâché cela pendant longtemps, quand on était enfant ou même plus tard, cela se peut qu’au bout d’un moment, on a fini par y croire. D’accord ! Du coup cela, c’est de la pensée logique.

De ces premiers niveaux de compréhension, alors celui-là c’est à la fois le premier niveau, mais c’est aussi le plus facile à changer parce qu’il suffit de faire de nouvelles expériences, qu’on nous dise des choses différentes, qu’on voit des gens qui sont super sympas qui chantent ou qui parlent en public ; ou que quand on fait quelque chose, on le fait une fois et quelqu’un nous dise que c’est bien et que cela se répète plusieurs fois. Au bout d’un moment la croyance que c’est nul, que ce n’est pas bien, qu’on n’y arrivera pas, des choses comme cela, elle disparaît.

La peur qui était associée de passer pour un nul, ainsi de suite, elle va disparaître au fur et à mesure. Cela, c’est assez facile avec de l’expérience, avec de l’entraînement, avec des choses comme cela, de complètement effacer ces peurs quand elles sont au niveau simplement du mental. Donc voilà, vous avez réussi à vous en sortir.

Maintenant pour certaines personnes, on va se rendre compte que même s’ils fondaient une belle expérience, même si cela se passe bien, même s’ils sont applaudis, même si des choses comme cela, cela continue quand même, la peur elle continue à être là, pratiquement aussi forte, voire même aussi forte et elle revient systématiquement. Des fois, ils ont l’impression que cela baisse, mais cela revient pareil la fois d’après.

Dans ce cas-là, cela veut dire que c’est un niveau plus profond du cerveau qui est mis en œuvre. Le deuxième niveau le plus profond, c’est le niveau émotionnel. Le niveau émotionnel, il n’a pas de logique. Lui, il est juste associatif. Cela veut dire qu’il associe une situation avec un état émotionnel.

Mettons que vous êtes petit, vous faites une récitation et vous avez un peu peur. Et là en plus, tout le monde se fout de vous ce jour-là ; ou la maîtresse, elle vous engueule. Dans ce cas-là, vous allez associer une souffrance émotionnelle avec la situation de : « je suis face à un public. » Et là du coup, il y a une mémoire associative. C’est une association entre un état de déplaisir intense et une situation. Ce n’est pas logique, c’est juste une association.

Du coup, la fois d’après quand on va aller se présenter dans la même situation, on va se sentir mal. Puis comme on va se sentir mal, on ne va pas le faire bien. Puis comme on ne va pas le faire bien, on va se reprendre encore de la souffrance. On va bien enchaîner le truc et on va dire : « ouais, je suis timide. Je suis incapable de parler en public ou de chanter ou des trucs comme cela. »

Même si ensuite, on va avoir des moments agréables, les moments agréables et les moments désagréables, ils vont se télescoper l’un de l’autre et c’est une espèce de bataille de à qui sera le plus puissant. Or souvent la souffrance, elle est codée plus puissamment que le plaisir à l’intérieur de nous.

On est fait comme cela. On a plus de puissance à s’éloigner d’un déplaisir que d’aller vers un plaisir. C’est physiologiquement codé comme cela. C’est de l’ordre de quatre à cinq fois plus. C’est quand même énorme. Cela veut dire qu’il faudrait un plaisir quatre à cinq fois plus important pour ne serait-ce qu’équilibré le déplaisir. D’accord !

Si on veut vraiment l’écraser, il faut encore multiplier par dix ce niveau de plaisir. C’est possible, c’est faisable. Et là chez certaines thérapies, comme en PNL, qu’on appelle la désactivation d’encre, ou la sophro correction sérielle en sophro, ou des choses comme cela, ils vont associer un état intense de plaisir.

Donc là, on va faire exprès, on va se mettre dans un état de plaisir intense : de joie, de se rappeler des moments de succès, des moments de joie, des moments de rire, des moments de tout cela. On va se rappeler et on va s’imaginer ensuite dans la situation négative, enfin, qui a été vécue négative avec cet état émotionnel positif.

En fait, on va coller un état positif avec la mémoire négative. Du coup, cela va écraser, si c’est suffisamment puissant, cela va écraser la mémoire négative. Du coup, on va se libérer de se souvenir qui était vraiment souffrant dans notre passé.

Du coup, il ne sera plus actif. Donc quand on va se présenter de nouveau face à un public, on n’aura plus une espèce de mémoire plus ou moins inconsciente derrière qui dit : « je vais être ridicule, je vais souffrir. » Du coup, cela va aussi apporter un grand espace de confort. Est-ce que c’est clair jusqu’à présent ?

 

Antoine : Ouais ! Tout à fait ouais ! Il y a premier étage, les pensées. J’ai chanté, on m’a dit : « bah ouais, attend ce n’était pas génial, machin ! » Du coup, je me suis dit : « bon quand je chante, ce n’est pas génial ! » Puis deuxième étage un peu plus profond que sont les émotions où j’ai eu une mauvaise expérience où vraiment je l’ai mal vécu. Puis du coup maintenant, j’associe le fait à quand je me retrouve de nouveau dans cette situation-là, je réassocie cela à ce mal-être.

 

Luc : Exactement ! Donc, on a vu comment on pouvait s’en libérer des deux. Puis, il y a certaines personnes pour lesquelles ils ont beau faire les deux choses, le raisonnement et l’association positive, cela va un petit peu mieux pendant un moment puis de nouveau, ils recommencent à paniquer, et de nouveau ils recommencent à aller mal alors qu’ils ont eu de belles expériences.

Et là, on se dit que c’est plus profond que cela et la plupart des thérapies s’arrêtent là parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre que cela, que de raisonner ou que de changer l’association plaisir-déplaisir. D’accord !

Pour certaines personnes, cela va suffire, mais pour beaucoup on se rend compte que ce n’est largement pas suffisant et ils continuent à se sentir mal, et moi c’est ce que je vivais. C’est-à-dire que j’avais réussi à fonctionner à peu près peu de temps. J’ai même réussi à chanter, à enregistrer des CD, des choses comme cela. Mais, c’était terrible. À chaque fois, je flippais.

Puis des fois, cela allait bien. Puis des jours où c’était n’importe quoi. Je perdais complètement mes moyens. J’étais complètement paniqué. Je ne trouvais plus mes mots, plus mes paroles. C’était horrible.

 

Antoine : Tu replongeais quoi.

 

Luc : Voilà ! Je replongeais et je me disais : « Mais quand même, c’est fou ! Qu’est-ce qui se passe ? » C’est donc à force de rechercher que je me suis rendu compte qu’il y avait un niveau encore plus profond qui est le niveau instinctif. C’est la partie du cerveau, la partie primitive du cerveau qui a comme principal objectif de nous maintenir en vie, de nous maintenir en vie à tout prix.

Ce qui se passe, c’est que cette partie du cerveau dans certaines situations croit qu’on est en danger de mort. C’est pour cela qu’elle envoie la peur, la panique. Face à ce danger de mort, il y a trois réactions principales qui sont soit l’attaque, on se met en colère, on devient agressif. Des fois, il y a des gens quand ils vont monter sur scène, ils engueulent tout le monde.

 

Antoine : Ouais ! Clairement ! En général, ce sont les techniciens ou les musiciens qu’en font les frais.

 

Luc : Voilà ! Alors qu’en fait c’est juste parce qu’ils ont tellement leur cerveau instinctif qui est en train de paniquer. En fait, il dit : « il faut attaquer tout pour se défendre. » Donc, c’est cela ! La deuxième façon de faire, c’est la peur, je veux dire la fuite, le fait de se mettre en retrait et de dire : « non, je n’y vais pas ! Finalement, je ne monte pas sur scène. C’est fini. Je n’y vais pas. »

 

Antoine : Ce sont les artistes planqués dans les loges. On toque ! C’est à toi. « Oui, non ! Pas tout de suite ! J’arrive ! »

 

Luc : Qui vont douze fois aux toilettes, qui sont en train de paniquer complètement et qui vont même des fois vomir parce que le cerveau reptilien, il est en panique totale. Il dit : « attention, on va mourir si on y va quoi ! »

La troisième réaction, c’est l’inhibition. C’est-à-dire, c’est le blocage. On est là… C’est là où là on a le blanc.

 

Antoine : C’est le gros blanc sur scène. L’intro, elle vient de se terminer. C’est à toi de lancer le couplet. Et là, il ne se passe rien.

 

Luc : C’est cela.

 

Antoine : Tu as oublié. Tu ne sais plus où tu es. C’est quoi la chanson. On est quel jour.

 

Luc : Tu ne sais même plus comment tu t’appelles. Le cerveau, il s’est mis en mode de protection totale, donc en panique totale. Donc là, c’est la partie instinctive du cerveau qui se croit en danger de mort. Il n’y a pas de danger de mort réel évidemment, tout le monde le sait bien, mais c’est la partie logique du cerveau qui le sait.

La partie instinctive, ce qui se passe, c’est qu’elle fait une association entre une mémoire du passé qui est en fait une perte de connaissance. En fait, c’est une perte de connaissance accidentelle et on en a tous eu que ce soit en intra-utérin ou à la naissance ou dans la toute petite enfance. On a tous eu entre une vingtaine et une cinquantaine.

Cela paraît énorme, mais par exemple un enfant qui apprend à marcher, il tombe par terre, il se cogne la tête sur le carrelage. Cela peut être une micro perte de connaissance d’un dixième de seconde et cela suffit à créer une mémoire traumatique.

Si en plus à ce moment-là, il était peut-être en train d’être applaudi par ses parents parce qu’ils l’encourageaient. Il associe : je suis encouragé avec je meurs dans le cerveau instinctif. Donc du coup, à chaque fois qu’il va se présenter sur une scène, qu’il risque d’être encouragé, des choses comme cela, son cerveau instinctif dit : « attention ! Tu es en danger de mort. » C’est pour cela qu’il crée la panique.

Le problème, c’est que cette partie du cerveau, vous avez beau la raisonner, vous avez beau faire des associations émotionnelles, cela ne marche pas. Le seul moyen qu’elle change d’avis, ce que j’ai appelé tout à l’heure, le verrou émotionnel. C’est-à-dire d’aller lui permettre de refaire une nouvelle expérience, de faire l’expérience dans le corps, dans les sensations du corps de la perte de connaissance, sans vraiment perdre connaissance.

C’est un petit poil technique, mais c’est assez simple à faire et ce qui est surtout assez rapide, mais il faut quelques heures de rééducation pour arriver à le faire. C’est ce que j’enseigne dans la formation.

 

Antoine : C’est vraiment rapide parce que là on ne parle pas d’une thérapie de 6 mois, de 1 an, tu nous parles de quelques heures.

 

Luc : Non ! C’est quelques heures. Après la séance elle-même, c’est quelques minutes, voire une dizaine de minutes maximum. Dans cette séance, le cerveau, il switche instantanément. C’est-à-dire qu’au moment du verrou, ce que j’appelle ce verrou, c’est le moment où cela bascule, cela bascule instantanément de : « je réagis, je suis en panique » à « je suis tranquille. »

Une fois qu’on est tranquille parce que ce qui est vraiment étonnant c’est qu’on se retrouve dans la même situation et où d’habitude on a l’habitude de contrôler et de se dire : « oh là, cela va passer. » En fait, il ne se passe rien. C’est ce qui est drôle, c’est que tu es là, tu dis : « mais normalement, j’ai peur là. »

 

Antoine : Mince ! C’est bizarre, je n’ai pas peur !

 

Luc : C’est cela ! Mais c’est vrai ! C’est exactement cela qui se passe ! Moi, c’est ce que j’ai vécu la première fois où j’ai fait ma libération. C’est que pour la petite histoire, j’étais dans un festival de piano. À l’époque, je ne jouais pas du tout de piano. Bon maintenant un peu plus, mais à l’époque pas du tout.

Je ne savais pas jouer et un des gars nous dit : « je cherche un volontaire pour faire de l’improvisation ou vous montrez un cours d’improvisation. » C’était une espèce de masterclass comme cela en public.

Moi par bravade habituelle puisqu’en fait j’étais phobique, mais j’allais toujours contre, je me lançais des défis, des choses comme cela. Par bravade, j’ai dit : « allez ! J’y vais. » Je lève la main et je m’attendais comme d’habitude à avoir la gorge qui se serre, les petites huées, les petits tremblements.

 

Antoine : Et là, tu allais te retrouver devant tout le monde, à faire quelque chose que tu ne savais pas forcément faire avec le jugement, les gens qui te regardent.

 

Luc : C’est cela ! Je me disais que cela va être cela, mais je vais faire comme d’habitude. Je vais faire le beau, le gars cool puisqu’en fait c’était cela. Je flippais, mais je faisais quand même quoi.

 

Antoine : Tu as trouvé une parade.

 

Luc : J’en faisais des tonnes pour faire semblant que cela allait bien. Donc là, j’y vais. Le premier truc qui m’étonne, c’est que déjà je n’ai pas grand-chose qui se passe. Je me dis : « tiens, c’est quand même bizarre, normalement cela devrait être plus flippant que cela, mais cela ne l’était pas. » Moi, j’ai dit : « tiens, c’est étonnant ! »

Après, il me met devant le piano, il m’explique comment s’amuser avec les doigts, les touches, c’est comme cela. Puis, je commence à taper sur le truc. Et là carrément, j’oublie qu’il y a du public. Cela, cela n’existe pas quoi.

 

Antoine : C’est génial.

 

Luc : Ce truc, cela n’existe pas. Tu as l’impression que les gens, ils te touchent avec leur regard, qu’ils t’appuient dessus. Donc là, j’oublie le public. C’est que quand je relève les yeux puis je me suis dit : merde, il y a cinquante personnes devant moi là et je suis tranquille quoi.

Je me suis dit : « là, il s’est passé un truc ! »

C’est là où j’ai pris conscience parce que ce que j’ai fait, le travail que j’ai fait sur moi, je travaillais tout le temps, j’ai essayé plein de choses, plein de choses, plein de choses et je n’avais pas pris conscience que j’avais vraiment libéré cette immunité dans ce que j’avais fait jusqu’à présent.

Ce jour-là, j’ai pris conscience. Je me suis dit : « mince, qu’est-ce que j’ai fait ! » J’ai donc regardé les séances que j’avais faites les jours d’avant et comme j’étais déjà en cabinet à l’époque, je me suis dit : « tiens, je vais le tester avec mes clients. »

Donc là, le premier qui arrive et qui avait une phobie, je fais à peu près ce que j’avais appris. Là par contre à l’époque, cela durait plus longtemps. Cela durait plus d’une heure puisque je n’ai pas bien compris le phénomène. En fait, j’essayais de faire ce que j’avais fait et là, il dégage une phobie en une séance. J’ai dit : « merde ! C’est dingue cela ! »

Puis, je refais une autre fois, puis après une fois, puis après je raffine le truc. Pendant 10 ans comme cela, j’ai raffiné, raffiné, raffiné, raffiné pour arriver maintenant à vraiment cette histoire de verrou parce que je ne l’avais pas compris non plus à l’époque ce truc-là. Puis maintenant, cela dure quelques minutes. C’est que je vais directement à la source de la réaction émotionnelle.

C’est ce que j’enseigne dans ma formation, c’est comment arriver par soi-même à basculer ce verrou. C’est une petite rééducation. Il faut rééduquer d’abord le cerveau parce qu’on fait toujours les mêmes bêtises. Ensuite, il faut suivre le protocole à la lettre. C’est une espèce de recette de cuisine. C’est pas à pas. C’est bien expliqué. Faire les choses d’une idée à l’autre et cela fait basculer le verrou.

 

Antoine : Ce que tu nous dis Luc, c’est vraiment génial parce qu’enfin je pense aux personnes qui nous regardent, qui suivent cette chaîne YouTube, qui chantent, qui ont peut-être pris des cours de solfège au conservatoire pendant de nombreuses années, qui ont pris des cours de chant, qui travaillent la musique et qui ont appris à jouer du piano. Puis le but de tout cela, c’est quand même de pouvoir partager un plaisir avec ses amis, de pouvoir chanter devant une assemblée, après dans un bar, puis sur scène plus tard.

À chaque fois, il y a ce truc où on a fait 6, 7 ans de piano de cours et tout. On a investi énormément de temps dans sa passion parce que là c’est vraiment une passion. Tu te retrouves bloqué parce que tout d’un coup on t’appelle. Puis, on te dit : « tenez, écoutez ! Est-ce que vous ne vouliez pas venir faire un concert. On vous connaît, vous ne voulez pas venir chanter. Samedi, on fait un gros concert. »

Puis, cela bloque parce qu’on se dit : « non, je ne vais pas y arriver, j’ai peur. » On a vraiment cet ancrage d’échec. Ce que tu expliques par ton expérience, cela le prouve vraiment et on a bien vu le plaisir en plus que tu dégageais à avoir fait cette impro de piano, par exemple, alors que tu étais une personne phobique. Comme tu disais, tu n’arrivais même pas à raconter une blague devant un public. Donc, vous voyez les amis.

 

Luc : Devant trois personnes.

 

Antoine : Devant trois personnes, voilà. Vous voyez les amis, pour vous qui nous écoutez, c’est vraiment très encourageant.

Alors Luc, juste avant qu’on soit interrompue par mon problème de disque dur, je te disais que, je sais que sur cette chaîne YouTube, il y a des gens qui nous suivent dans plus de 48 pays. Cela veut dire des gens qui habitent à l’autre bout de la terre. Comment du coup ils peuvent accéder, tu parlais d’une formation, est-ce que c’est une formation qu’ils peuvent suivre à distance pour vaincre leur peur de chanter ?

 

Luc : Ouais ! Tout à fait ! J’aime bien le 48 pays, c’est génial. Moi, j’avais fait le calcul, je n’étais qu’à 43. Bravo !

Qu’est-ce que je voulais dire ? Oui effectivement, on peut la faire à distance parce que je me suis rendu compte que je me suis retrouvé submergé à un moment par la demande parce que les gens me demandaient. Ils venaient de partout, j’ai même des gens qui sont venus du Costa Rica un moment. C’était de partout en France.

Évidemment, j’étais submergé. Je n’arrivais plus à suivre même si je voulais former les gens. Cela ne marchait plus. J’ai fait limite un burn-out. Je ne l’ai pas vraiment fait, mais ce n’était pas loin. J’ai dormi pendant 3 jours d’affilée, démonté. Je suis parti en vacances, vraiment, j’étais limite.

Du coup, je me suis dit qu’il fallait que je trouve une autre solution et je me suis dit qu’en passant par internet, cela permettait d’élargir et de toucher effectivement un public beaucoup plus large. Du coup, j’ai créé une auto-thérapie en ligne où j’apprends aux gens à justement faire cette bascule, ce verrou émotionnel par eux-mêmes. Du coup de pouvoir le faire depuis chez eux, d’apprendre comment le faire.

C’est donc une formation avec des vidéos, avec un accompagnement pas à pas. Les modules s’ouvrent au fur et à mesure de l’avancement de chaque personne. Donc, c’est vraiment adapté au rythme de chaque personne puisque chacun ouvre ses propres modules au fur et à mesure qu’il a réussi les modules précédents. Dedans, il y a des quiz, des choses comme cela.

Le premier module, c’est d’abord de comprendre pourquoi NERTI est aussi efficace, quels sont les fondements et quels sont les fondements scientifiques vraiment qui sont derrière ? Surtout l’expliquer encore mieux ce verrou, ce déclic qui permet de faire vraiment le changement instantané.

Ensuite, il y a le module 2 où là c’est un peu un panorama des différentes thérapies puis de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Qu’est-ce qui est utile à utiliser ou pas dans certaines situations et les erreurs mortelles.

En fait, les conseils qu’on nous donne, les conseils populaires qui apportent effectivement un petit peu de confort sur le moment, mais à long terme, on a plutôt tendance à empirer le problème et c’est de plus en plus difficile à gérer. Cela, c’est important. C’est dans le module 2 et module 3.

Ce sont vraiment les exercices éducatifs qui vont permettre de se libérer facilement, de faire les premières libérations, les premières bascules du verrou émotionnel rapidement. Des fois, même rien qu’en faisant ces exercices éducatifs, il y a déjà des gens qui arrivent à basculer. C’est vraiment super chouette. Il faut vraiment bien les faire.

Ensuite au module 4, là c’est vraiment le module dans lequel il y a la recette complète, le protocole pas-à-pas à suivre pendant ces crises, une recette de cuisine à faire vraiment strictement comme je le dis dans le bon ordre pour que cela donne des résultats instantanés rapidement.

La formation pas-à-pas qui permet vraiment d’avoir des résultats. Et là, on a plus de 4000 personnes, comme je t’ai dit dans 43 pays, qui ont suivi cette formation, qui ont des résultats. On a des témoignages de folie de partout.

 

Antoine : C’est génial. Donc vraiment, tu nous guides. On fait ce que tu nous expliques. Puis, on se laisse guider et on fait notre chemin pour débloquer ces verrous puis vaincre cette peur de chanter, de se présenter en public.

 

Luc : Exactement ! Après, cela va être là-dessus. Mais après, j’ai même rajouté un module en bonus qui est en fait de dessiner la vie de nos rêves. C’est-à-dire qu’une fois qu’on a appris comment se débarrasser effectivement de la peur de chanter, la peur de parler en public, on va se rendre compte qu’il y a plein d’autres choses.

Peut-être la peur de l’abandon, peut-être de la jalousie maladive, peut-être des colères, des choses comme cela ou la peur de réussir aussi parce qu’en tant que chanteur cela peut arriver, la peur d’être vraiment mis en lumière de façon importante.

Toutes ces choses-là, on va se rendre compte qu’on va pouvoir utiliser exactement le même protocole pour s’en libérer. Du coup, c’est ce module 5, c’est de définir un peu toutes ces choses qu’on se rend compte qui nous pourrissent la vie. En fait, si on les dégage, le vrai nous va pouvoir s’exprimer. C’est donc le module bonus, c’est qu’une fois que vous êtes capable de vous libérer, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie. C’est ce qui est génial.

 

Antoine : Excellent ! Excellent ! C’est vrai qu’au-delà du chant, au-delà de parler en public, on s’aperçoit qu’il y a des gens, par exemple, qui voudraient changer de métier. Puis, cela fait 5 ans qu’ils ne le font pas parce qu’ils ont peur de quelque chose. Mais ils ne le traitent pas et finalement cela ouvre toutes ces portes-là, de ce que tu nous expliques.

 

Luc : Exactement ! Puis du coup aussi, ce qui est génial, c’est que tous les conseils qu’ils appliquent de tes formations, de tout ce que tu leur apportes, cela va être encore plus efficace parce que cela ne va pas être sapé à la base par cette hyperréactivité qui fait qu’ils ont bien fait les progrès qu’il faut, mais ils ne peuvent pas les utiliser parce qu’émotionnellement, c’est coincé et bloqué.

Du coup, c’est ultra-désespérant quand on a travaillé sur soi comme cela longtemps puis qu’on a de super conseils comme ceux que tu donnes et que du coup tu ne peux pas les mettre en œuvre parce que tu es juste bloqué émotionnellement.

 

Antoine : Ouais, c’est clair ! C’est terrible. J’ai des témoignages de chanteuses, de chanteurs qui suivent mes formations et qui me disent : « ouais cela y est ! Je peux chanter telle note. Maintenant, je peux chanter fort. Je peux chanter aussi autant que je veux. »

Alors moi, je leur dis : « bah alors à quand le prochain concert ? Quand est-ce qu’on va sur scène ? » Et là c’est : « ah ouais, mais non parce que moi… » C’est vrai que c’est dommage que cela bloque.

Cela bloque tout alors que c’est la finalité. Donc, je vous invite vraiment les amis à vous intéresser à la méthode de Luc. On va vous mettre dans la description là un lien pour pouvoir accéder aux programmes et voir comment vous allez pouvoir en fait aller au-delà de vos peurs, dépasser vos peurs.

Vous l’avez compris, cela ne va pas prendre 6 mois parce que Luc en 30 ans de recherches, il a mis au point vraiment quelque chose de très efficace, très rapide, et comme il vous l’a dit déjà plus de 4000 personnes qui suivent ce programme. Et moi, cela me ferait vraiment très plaisir que les chanteuses et les chanteurs qui suivent cette chaîne YouTube puissent aussi dépasser leur peur puis pour nous mettre ensuite dans les commentaires.

N’hésitez pas, mettez-nous vos témoignages en disant : « grâce à la méthode de Luc, j’ai pu aller plus loin. J’ai pu chanter sur scène pour la première fois. J’ai pu chanter à Noël devant ma famille, du coup, qui m’a encouragé à aller plus loin. » Ce serait vraiment une super idée.

 

Luc : J’ai un super-exemple comme cela d’ailleurs de Peggy. Je ne sais pas si certains de ta communauté doivent la connaître, Peggy Tournigand, la campagne de Jeff, Peggy et Jeff qui font l’Académie du Développement Personnel.

Elle avait la peur de chanter en public et de jouer de la guitare, même face à sa famille. Donc quelques semaines après avoir fait sa première libération là-dessus, elle a pu chanter devant sa famille, devant sa grand-mère qui pleurait aussi en l’écoutant. C’était un moment super magique.

Et quelques mois après, elle a même pu chanter en public à l’Académie du Développement Personnel, au Congrès de l’Académique du Développement Personnel. Ils ont chanté en public à la guitare devant toute la salle. C’était magique.

Elle est trop contente et trop fière de voir cela. Surtout par rapport au public déjà, c’était chouette, mais par rapport à sa famille, c’est ce qu’il l’a touchée le plus profondément, c’était de voir sa grand-mère qui rêvait de pouvoir l’écouter avant de décéder et qui a pu l’écouter. Donc, c’était un moment super magique pour elle. Elle était très contente.

 

Antoine : Souvent les personnes qui n’osent pas, elles ont tellement de belles choses à partager, de faire entendre leur voix, de faire entendre leurs chansons et c’est vraiment dommage de s’arrêter à juste cette peur qui nous bloque et je vous invite vraiment.

 

Luc : C’est très juste ce que tu dis, ce que souvent les gens qui ont ces blocages, ils ont en fait une richesse intérieure qui est juste énorme et c’est vraiment super dommage qu’ils ne puissent pas s’exprimer, qu’ils ne puissent pas la montrer au grand jour.

 

Antoine : C’est clair ! Merci beaucoup Luc pour toutes ces explications. Voilà les amis, je vous avais promis d’inviter un expert. Je vous ai invité the expert. Si vous voulez que j’invite d’autres experts, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire.

On vous met dans la description de cette vidéo le lien pour accéder à la formation de Luc qui va vous permettre d’effacer, en fait d’éradiquer vos craintes, votre peur de chanter, votre peur de parler en public et même au-delà de vous construire la vie de vos rêves.

Moi, je vous dis à très bientôt. N’hésitez pas à partager cette vidéo à vos amis parce que je suis sûr que vous n’êtes pas tout seul à avoir ces difficultés et vous leur rendrez service en leur partageant cette vidéo et en leur faisant découvrir la méthode NERTI de Luc Geiger.

Moi, je vous dis à très bientôt. Merci beaucoup Luc !

 

Luc : Merci Antoine !

 

Antoine : Puis prenez bien soin de votre voix. Ciao !

 

Luc : Yes et prenez soin de vous !

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